La morsure de caresse
Votre chat ronronne sur vos genoux. Vous le caressez. Il ferme les yeux. Puis sans prévenir, il vous attrape la main et mord. Vous le repoussez, vexé. Lui ne comprend pas votre réaction. Ce malentendu a un nom : la morsure de surstimulation (petting-induced aggression).
Le chat a un seuil de tolérance tactile. Ce seuil varie selon l'individu, la zone du corps et l'état émotionnel du moment. Quand le seuil est atteint, le chat envoie des signaux : queue qui fouette, oreilles qui pivotent vers l'arrière, peau du dos qui frémit. Si vous ignorez ces signaux, la morsure est la dernière option du chat pour dire stop.
La morsure de jeu
Un chaton séparé trop tôt de sa mère (avant 8 semaines) n'a pas appris l'inhibition de la morsure. Il ne sait pas doser. Résultat : à l'âge adulte, il vous saute dessus à l'embuscade, mord fort et court après vos chevilles. Ce n'est pas de l'agressivité, c'est un défaut d'apprentissage social.
La solution n'est pas de punir mais de rediriger. Proposez des jouets à distance (cannes à pêche, balles) et cessez immédiatement l'interaction à chaque morsure. Le chat apprendra que mordre = fin du jeu.
La morsure de douleur
Un chat qui mord quand vous touchez une zone précise a peut-être mal. L'arthrose, les problèmes dentaires et les otites sont des causes fréquentes de morsure « inexpliquée ». Toute modification soudaine du comportement mérite une visite vétérinaire avant une interprétation comportementale.
La morsure de peur
Un chat coincé, sans issue de fuite, peut mordre par panique. Cette situation se produit souvent chez le vétérinaire ou quand un étranger force le contact. La règle d'or : laissez toujours au chat la possibilité de partir. Un chat qui peut fuir ne mord presque jamais.